#Retour #maison #CULTURE MICHEL GONDRY “J’aimerais que chacun développe son potentiel créatif”

MICHEL GONDRY “J’aimerais que chacun développe son potentiel créatif”

Invité d’honneur de cette huitième édition du festival du film, Michel Gondry a été à l’honneur toute cette semaine, et ça continue ce week-end !

Portrait de ce réalisateur-bricoleur, aussi inventif que surprenant.


Tout a commencé pour Michel Gondry dans les années 80, où il décide de réaliser un clip pour son groupe de rock, Oui Oui, dont il est le batteur. Il se fait ensuite connaître grâce à ses réalisations de clips pour des artistes francais des années 80/90 et gagne vite en renommé. Il décide par la suite, de s’exporter aux Etats-Unis et collabore avec de nombreux artistes dont son égérie Björk, mais aussi avec The Rolling Stones, The Chemical Brothers, IAM, Radiohead, Kylie Minogue ou encore les Whites Stripes.

Spécialiste de spots publicitaire comme par exemple Gap ou Air France, il entre dans le guiness book des records avec sa pub Levi’s qui détient le record de la publicité la plus récompensée de l’histoire.

C’est en 2001 qu’il se lance dans la réalisation de film avec Human Nature ; satire anthropologique emmenée par Patricia Arquette et Tim Robbins. Il a été présenté en séance spéciale au festival de Cannes.
Trois ans plus tard il réalise Eternal Sunshine of the Spotless Mind, une comédie romantico-futuriste portée par Jim Carrey et Kate Winslet. Ce film aux mécanismes de machine à remonter le temps a remporté le Grand Prix du festival de Deauville. Il enchaîne de nouvelles créations cinématographiques telles que La Science des rêves ou Soyez sympas, rembobinez avant d’opter pour le documentaire familiale L’Épine dans le coeur. Il nous surprend encore quand il prend la décision d’adapter le frelon vert, The Green Hornet, un comics des années 60 avec, dans les rôles titres, Christoph Waltz, Cameron Diaz et Seth Rogen.

The we and the I est un film plus confidentiel tourné dans le Bronx, à bord d’un bus rempli d’ado après leur dernière journée de cours. Dans un univers mélangeant réalisme et fantastique il adapte le célèbre roman de Boris Vian, L’Ecume des jours avec Audrey Tautou et Romain Duris. Son dernier long-métrage s’intitule Microbe et Gasoil un road-movie autobiographique. Pour Gondry c’était “une façon de réaliser ce rêve”, celui de construire une voiture et de partir sur la route avec un pote.

Récemment, il a tourné un court-métrage Détour réalisé entièrement avec un Iphone, grâce à un partenariat avec Apple. Ce film d’une dizaine de minutes suit une famille partant en vacances.

Fidèle à son image d’homme farfelu, Gondry ne pense pas au scénario à l’avance. C’est une fois sur le tournage, avec les acteurs qu’il imagine les dialogues et les scènes en se laissant porter par ce qui l’entoure.

Il s’inspire notamment des réalisateurs Charlie Chaplin et Billy Wilder.

Mais où va-t-il chercher ses idées ? “Lorsque j’ai une idée, je sais où je vais, mais je ne sais pas si je vais y parvenir. J’ai une méthode particulière pour trouver des idées. Je fais défiler dans ma tête toutes celles qui me viennent, et quand j’en trouve une complètement ridicule, je la fais passer pour en laisser surgir d’autres, puis je vais la rechercher. Je me dis que cette idée est tellement bancale qu’elle va me demander une attention très spéciale pour exister physiquement et être acceptable dans la réalité. Et l’attention spéciale que je vais lui porter fera que le résultat sera lui aussi spécial”. Telle est sa marque de fabrique !

Il anticipe toujours ses films, trouvant l’idée du suivant quand il est déjà sur un tournage. Il ne compte d’ailleurs pas s’arrêter de sitôt : “J’ai de la chance : j’ai réalisé dix longs métrages en douze ans. Ce n’est pas mal. Sauf, quand je me rends compte que Pelé a marqué 1 000 buts dans sa carrière.”

 

Laurie Dzimira et Florine Baudry

 

Version longue paru dans La Gazette du vendredi 20 octobre

Programme de clips au Manège samedi à 16h30

The Green Hornet, Dimanche à 20h30 au Cyel.

 

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