#Retour #maison #CULTURE #LIVRES / LITTERATURE #BD Littérature et animation japonaise : bref panorama historique

Littérature et animation japonaise : bref panorama historique

La production littéraire et cinématographique japonaise occupe une place prépondérante dans la culture contemporaine mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les français vouent un véritable engouement pour la culture japonaise. Aperçu des grands mouvements littéraires et cinématographiques.

La première et l’une des plus éminentes période de la littérature japonaise est la littérature ancienne. Attachée à la période historique dite Heian, dernière période de l’Histoire japonaise classique qui s’étend de 794 à 1185, elle est considérée comme un point culminant de la culture japonaise. Une explosion de la littérature japonaise expliquée par l’introduction et la généralisation des kanas (*). Cette littérature n’était cependant répandue qu’à l’ensemble de la cour et du clergé bouddhiste. L’auteur majeur de cette période reste sans nul doute Sei Shonagon avec ses Notes de chevet. Cette dame de compagnie de l’impératrice Fujiwara no Teishi, née en 965, écrivit l’un des chefs d’oeuvres de la littérature japonaise. L’ouvrage est composé de plus de trois cents notes sans liens entre elles, rédigées au gré de ses pensées, de ses observations, de ses réflexions, de ses rencontres.

Autre mouvement majeur de la littérature japonaise : le manga. À l’image du comic-book aux États-Unis ou de la bande-dessinée en Europe, le manga est la forme d’expression graphique propre au Japon. Né des caricatures de Katsushika Hokusai (1760-1849), des estampes de personnages populaires, le manga est un terme signifiant “image dérisoire”. Au Japon, le manga désigne tout simplement la bande dessinée au sens large, tandis qu’en Occident, le terme comprend une connotation essentiellement nippone. Au Japon, le processus éditorial d’un manga se diffère des autres : tous les mangas doivent d’abord être publiés dans des magazines de prépublication. C’est seulement lorsqu’une série plaît au public qu’elle se verra publiée et, cette fois, dans un format poche et souple, tel qu’on le connaît en France. Les mangas sont véritablement ancrés dans la culture japonaise : ils représentent aujourd’hui 40% des livres achetés par les japonais. Ce mouvement littéraire est omniprésent, et ce dès le plus jeune puisque ce format est privilégié pour enseigner l’histoire ou la religion. Une popularité s’exportant même à l’échelle mondiale, un succès illustré par l’engouement autour de la Japan Expo à Paris.

Concernant le cinéma japonais, on ne pouvait pas passer à côté de l’animation, partie intégrante de la culture populaire mondiale. Afin de dresser un portrait “contemporain” de ce genre cinématographique, nous allons ici nous intéresser à deux studios mythiques : le studio Ghibli et Kyoto animation.
Le studio Kyoto animation apparaît comme étant le studio préféré des japonais. Et pour cause : ce studio créé en 1981 par Yoko Atta, a produit la série à succès La Mélancolie de Haruhi Suzumiya , élue meilleure série en 2006 au festival d’animation Kobo.
Leur notoriété s’implante de façon durable depuis cette production pour au final gagner en popularité auprès des japonais mais également auprès des occidentaux.
Enfin, le studio Ghibli a été fondé par Hayao Miyazaki (photo) et Isao Takahata, considérés comme les plus doués de ces 50 dernières années. Il voit le jour en 1986, à l’occasion de la production du film d’animation Le château dans le ciel. Les œuvres cinématographiques produites par ce studio sont emblématiques d’une production nationale, dont la qualité et la diversité sont encore trop mal perçues. Parmi elles, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro, le Château ambulant ou encore le Conte de la princesse Kaguya représentent parfaitement la qualité de l’animation nippone à l’étranger, particulièrement auprès des Européens et des Américains.

* Kanas : caractères de l’écriture japonaise notant chacun une more, une unité de rythme différente de la syllabe.

Sources :
Universalis
Fascinant Japon
L’Express
Glénat
Buta connections (studio)
Buta connections (films)
Wakanim
> Cet article est lié à la conférence de l’Université permanente du 18 janvier 2018 : Expédition au pays du soleil levant

#D'autres articles ?
#Plus à ce propos ? #BD
#Les commentaires sont clos

#Regardez aussi :

Noël dans le street art

Quand les murs se mettent dans l’ambiance de Noël, les « street artistes » usent de leur h…