#Retour #maison #CULTURE Le jazz : un vampire qui suce la sonorité musicale de ses victimes

Le jazz : un vampire qui suce la sonorité musicale de ses victimes

Cet article est lié à la conférence de l’Université Permanente qui se tiendra jeudi 17 mai  à l’IUT de la Roche-sur-Yon.

En 2017, on fêtait les 100 ans du jazz, mais qu’est-ce que le jazz ? Le jazz est un genre musical qui regroupe plusieurs sous-genres. Aujourd’hui, il n’existe toujours pas de définition officielle. Le jazz est né au début du XXe siècle en Nouvelle-Orléans (Etats-Unis). La première musique considérée comme du jazz date de février 1917 avec le célèbre 78 tours de l’original Dixieland Jazz Band. Si ce 78 tours est le premier à être considéré comme du jazz, le jazz existe tout de même avant 1917 sous d’autres appellations. C’est pourquoi il est difficile d’avoir une définition du jazz,  car il évolue entre les différentes époques.

Pour définir le jazz, prenons la définition d’Alex Dutilh, producteur de l’émission Open Jazz sur France Musique : “Le jazz est un vampire métis qui, depuis sa naissance, suce le sang des autres musiques pour se régénérer. La plupart du temps par amour. Il sort plutôt la nuit et son sens aigu de l’improvisation lui permet de déjouer les tentatives d’enfermement ou les risques de sclérose dont il est régulièrement menacé. Lorsqu’il est en forme (en solo, en petit comité ou en bande organisée), on reconnaît sa silhouette à un balancement chaloupé que les golfeurs appellent swing, et les geeks, groove. Tous les dix ans, on annonce sa mort et tous les dix ans, il s’invente une nouvelle jeunesse. Le jazz a les rides de ses héros disparus et affiche le sourire juvénile de ceux qui regardent le futur droit dans les yeux”. Cette définition permet de regrouper les caractéristiques principales du jazz.

 

La première, “Le jazz est un vampire métis qui, depuis sa naissance, suce le sang des autres musiques pour se régénérer”. Cette expression revient à dire que le jazz mélange les genres musicaux qu’il continue d’absorber en permanence. Le terme “métis” fait référence au jazz des années 1920, où on peut trouver des sonorités empruntées aux Negro Spirituals ou d’autres chants africains chantés par les esclaves. Ce métissage musical continue à être conservé et à être cultivé, ce qui forme la richesse du jazz.
La deuxième, “Il sort plutôt la nuit”. Le jazz n’est pas né dans les beaux salons. Il est né en Nouvelle-Orléans, une ville portuaire connue pour ses maisons closes et ses bandits, où la musique devait répondre aux ardeurs de ceux qui s’abandonnent à la débauche.
La troisième , “son sens aigu de l’improvisation lui permet de déjouer les tentatives d’enfermement”. Le jazz est souvent comparé aux musiques anciennes et baroques car ces musiciens jouent avec leur mémoire et non avec des partitions. Ils laissent place à l’improvisation. C’est grâce à cette particularité, cette liberté d’improviser qu’on remarque Louis Armstrong dans les années 1920.
La quatrième, “Tous les dix ans,  on annonce sa mort et tous les dix ans, il s’invente une nouvelle jeunesse”. Le jazz ne cesse de se régénérer, de se réinventer car il est en permanence menacé de s’éteindre. Pour ne pas tomber dans l’oubli, régulièrement il s’invente une nouvelle vie. Ainsi, il a commencé dans les clubs et les cabarets,  pour finir par la musique d’orchestre pour faire danser.

Sources :

France musique

Jazz around midnight

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