Plusieurs fois dans la semaine, vous aurez encore la possibilité d’aller voir Dilili à Paris (mercredi, jeudi, et vendredi) ; film d’animation qui s’adresse à la fois aux petits et aux grands. Il y a de nombreuses références et de messages. C’est une œuvre encore bien engagée que nous offre Monsieur Michel Ocelot.

Si on laisse de côté l’intrigue policière.
Si on laisse de côté le graphisme très original et coloré.
Si on laisse de côté les questions de racismes.
Que reste-t-il ?

Il y a une bonne grande dose de féminisme dans ce long-métrage d’animation. La pensée macho de certains hommes est poussée à son paroxysme. Une société secrète constituée d’hommes à l’étroitesse d’esprit à l’image de leur laideur. Ils se révoltent de voir les femmes aller à l’université, travailler et donner des ordres à des hommes. Ils en viennent à détester les femmes, les faire marcher à quatre pattes, les couvrir, elles n’ont pas le droit à la parole, elles n’ont pas de noms, elles sont plus des êtres humains amis des “quatre pattes”. Il faut donc dresser les femmes pour qu’elles deviennent des meubles, et cela n’est pas une image. Elles servent littéralement de chaises pour les hommes et d’esclaves pour s’occuper de la sale besogne comme le nettoyage ; un rôle bien rétrograde comme on l’aime. Quand on voit ce que les femmes ont encore à accomplir comme bataille pour être considérées d’égales à égales avec les hommes, cela ne peut qu’être révoltant. On vous laisse avec ce site qui en parlera mieux que nous : l’observatoire des inégalités.

Élodie Pénisson

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