#Retour #maison #CULTURE #AUDIOVISUEL #FILMS #FIF EDITIONS PASSÉES [Humeur] « Of Fathers and Sons », de Talal Derki : la fracture d’une enfance – ce samedi à 14h au Concorde

[Humeur] « Of Fathers and Sons », de Talal Derki : la fracture d’une enfance – ce samedi à 14h au Concorde

Of Fathers and sons (2017) de Talal Derki est un documentaire qui s’immisce dans une famille islamiste radicale en partageant leur quotidien pendant plus de deux ans. En suivant le parcours de Oussama et son jeune frère Ayman à travers des images parfois perturbantes, on est confronté à la dure réalité de la guerre…

Quand nous, enfants de la société occidentale, admirions la forme des nuages, eux enfants, vivaient la guerre, craignaient les avions russes

Quand nous jouions à la corde à sauter, eux apprenaient à escalader, des murs détruits, à l’aide d’une corde

Quand nous enfilions nos tous nouveaux vêtements colorés, eux enfilaient des tenues militaires

Quand nous nous battions pour sauver des fourmis, eux s’amusaient à massacrer des oiseaux

Quand nous faisions des constructions en legos, eux s’amusaient à faire des bombes

Quand nous écoutions René La Taupe, eux écoutaient des musiques prônant la guerre

Quand nous étions sagement assis sur les chaises de l’école, eux apprenaient à ne pas avoir peur des balles

Quand nos pères revenaient du travail avec les courses, les leurs revenaient avec une jambe en moins

Quand nos pères nous emmenaient faire des tours dans leurs voitures flambantes neuves, les leurs les emmenaient visiter des chars abandonnés

Quand nos pères nous faisaient des câlins, les leurs leur en faisaient aussi

Quand nous vivions sereinement et innocemment, eux mourraient au combat

4 000 kilomètres suffisent à créer un fossé entre notre enfance, à nous enfants de la société occidentale, et la leur, enfants de la guerre. On a parfois du mal à s’imaginer ce qu’ils peuvent vivre et quelle vision de la vie ils ont, mais jamais aurait-on pu croire que de tels propos ont pu sortir de la bouche d’enfants de cet âge, et que de tels actes de violence puissent avoir été commis aussi jeunes.

Toutefois, il est une chose qui ne change jamais d’un pays à l’autre, c’est l’amour d’un père pour ses enfants.

Énora Tymen

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Une dernière critique paraîtra demain dimanche
pour la dernière projection à 19h au Concorde

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