La question environnementale est un enjeu clé pour le futur de l’humanité. En effet, freiner le réchauffement climatique est essentiel pour s’assurer un avenir viable à court comme à long terme. Cela nécessite que les pays s’unissent pour le stabiliser et si possible le réduire. C’est sur ces objectifs que les pays se sont accordés lors de la COP 21 en 2015. Dans cette lignée, la COP 24 avait pour but d’évaluer les différents objectifs, d’examiner s’ils avaient été atteints et de les améliorer au besoin.

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Or,  dans une atmosphère politique française sous haute tension, le mécontentement d’une partie de la population française s’est fait ressentir à travers le mouvement des gilets jaunes. En effet, ce soulèvement est né de l’application de la taxe carbone, qui a provoqué la hausse du carburant. Celle-ci était justifiée,  selon le gouvernement, car elle  revêtait le caractère d’une taxe pour la transition écologique,  en accord avec les objectifs de la COP 21. Cependant, la colère des français était déjà présente, et cette taxe très handicapante, ajoutée aux difficultés à se nourrir, à se vêtir et à vivre tout simplement,  a mis « le feu aux poudres ».

Ce mouvement inédit, a eu une portée internationale :  le seul constat retenu trop souvent à l’international est que la transition énergétique coûte trop cher. Plusieurs pays restent donc sceptiques du point de vue du changement climatique. A commencer par ceux qui ne veulent pas s’engager dans un changement d’écosystème…

Le président américain Donald Trump a, par exemple, posté un tweet sur lequel il exprimait un avis sur le mouvement des gilets jaunes :  « Peut-être qu’il est temps de mettre fin à l’accord de Paris, ridicule et extrêmement cher, et de rendre l’argent aux gens en réduisant les impôts ». Le mouvement des gilets jaunes qui était à l’origine un mouvement social, devient ainsi un prétexte au renoncement, à l’abandon de la transition écologique. Autre avis lapidaire d’un chef d’état peu enclin à mettre en oeuvre les COP, celui de la Pologne :  « Nous ne pouvons pas mettre en œuvre des politiques climatiques contraires à la volonté de la société et au détriment des conditions de vie », a notamment déclaré le président polonais Andrzej Duda, qui préfère parler de « transition juste ». Voilà une belle excuse pour ralentir le passage à une économie bas-carbone, qui aurait un impact à court terme sur l’économie d’un pays !

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La France est fragilisée et bloquée par ce mouvement qui malgré lui,  remet en cause la transition énergétique :  la population veut une transition,  mais ne veut pas une augmentation des impôts. Le Brésil et les États-Unis veulent sortir des accords de Paris. Nous voilà mal embarqués avec cette tension sociale « made in France » dont un des slogans nous semble révélateur :  « Je ne peux pas m’occuper de la fin du monde, si je suis préoccupé par la fin du mois »;  tout est résumé dans cette phrase, la transition écologique peut rimer avec des conditions de vie améliorées,  si l’on prend en compte la globalité du problème.

Mais cela dit, l’influence du mouvement a été telle que la France a brillé par son absence à la COP. En effet, ni Emmanuel MACRON ni Edouard PHILIPPE ne s’y sont rendus,  en raison de la crise des « gilets jaunes ». Seul son ministre de la transition écologique, François de Rugy, s’y est présenté,  mais il n’est pas resté jusqu’au bout. La France,  pourtant volontaire dans la lutte contre le réchauffement climatique, n’a pas pris au sérieux cette réunion de crise en ne venant pas en Pologne. Il y a là une contradiction dans la démarche de la France puisque M. MACRON, lors de la publication de la lettre du 15 janvier 2019, avait réitéré l’engagement de la France à changer son modèle économique.

Kévin Chantreau  et Lucie Malhaire

Sources utilisées :
up-magazine.info
www.ouest-france.fr
www.franceinter.fr
www.huffingtonpost.fr
www.francetvinfo.fr
www.ouest-france.fr

 

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