Quand on est petit, tout le monde a cette fâcheuse tendance. Vous savez, celle de vous offrir vingt mille peluches, des gros, des petits, des baleines, des lapins ou encore des oursons, tous aussi beaux et doux les uns que les autres.

Mais il y a toujours l’élu, celui qui reste dans l’oubli des cerveaux d’adultes, celui qui sent mauvais, qui ne ressemble à rien et qui est toujours tout sale. Celui qui vous accompagne dans vos premières aventures, les escapades dans le jardin, en voiture, à l’école ou dans le cadis des courses. Celui qui vous fait hurler, pleurer, déclencher une troisième guerre mondiale quand vous le perdez.

Ce compagnon dont on vous répète l’existence éphémère, cette même phrase qui vous glace le sang rien qu’en l’imaginant : “mais tu verras quand tu seras grande, il n’y aura plus de doudou”.

Ce petit être qui commence à disparaître de vos cartables d’école sans savoir pourquoi… mais qu’on est heureux de retrouver le soir.

Celui dont à travers les années, on tait l’existence pour ne pas qu’on se moque. Parce qu’à quinze ans, c’est la honte d’avoir encore un doudou, et qu’il va falloir apprendre à dormir sans. Parce que proche des vingt ans, tu deviens un adulte et que doudou chez les adultes est remplacé ce ou cette compagnon.

Mais parfois se produit un miracle. A vingt ans, Doudou est encore là, il fait partie de la nouvelle famille que vous tentez de fonder et souvent on lui reproche “d’être de trop dans le lit, qu’il n’y en a encore que pour lui, qu’à vingt ans, il serait temps de grandir, Julie”.

 

Julie MOUGENOT

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