Plein de fraîcheur, le film d’animation des studios DreamWorks bouleverse aussi bien les petits que les grands… (Et donc aussi notre rédacteur)

S’il est des choses inévitables dans une vie, c’est bien de se retrouver au milieu des enfants un mercredi après-midi pour un film d’animation. « Abominable » qui aurait « fait pleurer le directeur du festival, Paolo Moretti », dixit la présentatrice du Manège, va bien au-delà d’un simple film pour jeune public. Un yéti s’enfuit de sa base où il était capturé, et devient donc activement recherché par les services de police. Il se réfugie sur le toit d’un immeuble où il rencontre Yi, qui va l’aider à le ramener chez lui, dans l’Himalaya.

Si l’histoire n’a rien de surprenant, c’est plutôt la manière d’y arriver qui rend le film à la fois émouvant et drôle. Par sa persévérance et son abnégation, Yi  montre que tout est possible quand on y croit. Abominable permet de réfléchir à d’autres sujets tels la nature, sublimée par des dessins d’une fraîcheur incroyable, ou encore des animaux, à l’image de ce yéti en captivité qui souhaite retrouver son milieu naturel.

L’humour convient à tous, et même si certains gags me paraissent difficilement compréhensibles pour un enfant de 6 ans, et la foule rentre en fusion quand une myrtille géante explose sur notre héros. Je ne sais pas si ce même public s’est retrouvé dans le même état que moi pendant les vingt dernières minutes du film, mais à force de retenir mes larmes, j’ai explosé. Je ne pleurais pas parce que c’était triste, je pleurais parce que c’était beau, émouvant. A la fin, je ne savais même plus pourquoi j’avais toutes ses larmes aux yeux, tant l’immersion dans le film est importante.

Profitez-en, votre dernière chance d’aller le voir avant sa sortie en salle, c’est ce soir à 21h au Cyel.

Antoine Judit

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