Cinéaste et scénariste indien, Ritesh Batra est principalement connu pour The Lunchbox, sorti en 2013. Cette année Ritech Brata signe un nouveau long métrage tout aussi mélancolique, Photograph, avec Nawazuddin Siddiqui et Sanya Malhotra. Biographie d’un prodige, à l’occasion de la première française au festival international de la Roche-sur-Yon.

Né dans une famille de classe moyenne à Bombay, Ritesh commence à étudier l’économie avant de se consacrer exclusivement au cinéma. En grandissant à Mumbai, le scénariste et réalisateur visionne un nombre incalculable de films traitant des différences entre les castes en Inde. Un thème qu’on retrouve dans plusieurs de ses longs métrages mêlant amour, tendresse et conventions sociales.
Ritesh Batra se lance dans le cinéma en présentant ses courts-métrages dans plusieurs festivals. Notamment Café Regular Cairo ou The Morning Ritual, qui installent très vite une reconnaissance large, pour ses portraits nuancés de gens ordinaires.
Présenté à Cannes en 2013 dans le cadre de la Semaine de la critique, son film The Lunchbox décroche le prix Rails d’Or. Dans les deux jours qui suivent cette projection, le film se vend à travers le monde. Quatre millions de dollars américains au box-office indien : c’est le score The Lunchbox à sa sortie en Inde en septembre 2013. Un record pour un film indépendant indien. Cinq semaines après sa sortie, il était encore projeté sur trois cents écrans à travers le pays. La carrière de Ritesh Batra est lancée.
Après le succès de The Lunchbox, Ritesh Batra réalise en 2017 son deuxième long métrage, The Sense of an Ending, mettant en vedette Jim Broadbent et Charlotte Rampling. Un film basé sur le roman de Julian Barnes où remontent à la surface des secrets enfouis depuis plus de 40 ans dans les replis de sa mémoire… Puis Our Souls at Night, pour Netflix, avec Robert Redford et Jane Fonda, à partir d’un roman de Kent Haruf.
Aujourd’hui Ritesh Batra revient dans sa ville natale pour proposer un quatrième long-métrage retraçant l’histoire d’amour de Rafi, modeste Photograph, et d’une jeune femme issue de la classe moyenne à Bombay. Un récit à la fois élégant, personnel et mélancolique, qui questionne un nouvelle fois, avec élégance et subtilité, les conventions sociales à travers une romance envoûtante. Il définit d’ailleurs son film comme un conte de fée, imprégné de l’esprit de la comédie musicale de Bollywood.

Bethy Merand

> Voir aussi l’article de Maelle–Lesourd.

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