De folles rumeurs sur le décès de Clint Eastwood ont agité la toile le 22 septembre dernier. Aux États-Unis, les médias se sont mis en ébullition lorsqu’une vidéo qui semblait être relayée par la chaîne américaine CNN Breaking News, a annoncé la mort de l’acteur et cinéaste âgé de 89 ans, prétendument victime d’une crise cardiaque.

En France, c’est la journaliste Laurence Haïm qui a véhiculé la rumeur aux cinéphiles de l’Hexagone. Cependant, la vidéo à la source est apparue rapidement suspecte : elle n’avait pas été postée sur le compte Youtube officiel de la CNN, mais sur une obscure chaîne, qui comptait seulement 567 abonnés. La vidéo ne semblait également pas être récente. Autant d’éléments qui ont finit par éveiller les soupçons et faire penser à un canular.

Né d’un père comptable en 1930, le jeune Clinton mène avec ses parents une vie de nomade. Il fait des petits boulots sans grande conviction, puis s’engage l’armée, où ses rencontres le mènent à travailler chez Universal. Il fait sa première apparition à l’écran en 1955 dans « La Revanche de la créature », puis enchaîne les petits rôles anecdotiques. Son ascension a débuté avec un rôle dans la série « Rawhide » (de 1959 à 1965). Entre 1956 et 1958, il est apparu successivement dans « Ne dites jamais adieu », « La Corde est prête », « Escapade au Japon », et « C’est la guerre ».

Peinant à percer dans son pays, Clint accepte de partir en Italie, et c’est grâce à Sergio Leone et la trilogie (de 1964 à 1966) « Pour une poignée de dollars », « Et pour quelques dollars de plus » et « Le Bon, la brute et le truand » qu’il devient très populaire. Devenu une star en quelques années, Eastwood retourne aux États-Unis et créé sa propre maison de production, Malpaso Productions, s’offrant ainsi un peu d’indépendance. De sa rencontre avec Don Siegel naît une belle amitié et une longue collaboration (cinq films, dont Les Proies, L’Inspecteur Harry ou encore L’Évadé d’Alcatraz).

Profitant du succès de « Quand les aigles attaquent » (1968), il se spécialise alors dans les westerns et les films policiers, et passe derrière la caméra en 1971 avec « Un frisson dans la nuit ». L’année suivante, « L’Inspecteur Harry » (qui connaîtra quatre suites), dans lequel il incarne un flic violent, le consacre encore plus auprès du grand public. Il continue alors de réaliser et de jouer dans ses propres films : « L’Homme des hautes plaines » (1972), « Josey Wales hors la loi » (1976) ou encore « Honkytonk Man » (1982).

En 2010, Clint Eastwood confie le rôle de l’homme politique Nelson Mandela à Morgan Freeman dans « Invictus », avec Matt Damon. Ce dernier s’illustre de nouveau dans le film suivant d’Eastwood : « Au-delà », une réflexion crépusculaire sur une éventuelle vie après la mort. Après Mandela, c’est au tour du directeur du FBI John Edgar Hoover de faire l’objet d’un traitement par le metteur en scène dans J. Edgar, avec un Leonardo DiCaprio méconnaissable dans le rôle-titre. En 2012, Clint Eastwood reprend finalement son rôle d’acteur pour le film « Une nouvelle chance », réalisé par Robert Lorenz.

Finalement, en 2018, il met en scène « Le 15h17 pour Paris », portant à l’écran l’histoire vraie de trois Américains ayant contribué à faire avorter une attaque terroriste dans le train Thalys reliant Paris à Amsterdam en 2015. Et sinon, Clint Eastwood est toujours bien vivant !

Julie-Gaël Perrin


Sources : Allociné

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