Charlotte Abramow, jeune artiste belge de 24 ans, propose un nouveau regard sur le genre et le corps. Elle s’affirme comme “photographe féministe” en mélangeant sérieux et absurde. Comptabilisant déjà 14 ans de passion pour l’image, l’artiste réunit d’ores et déjà autour d’elle une belle communauté.

“Ça permet d’influencer les gens de manière positive », Charlotte Abramow met en scène des femmes : des femmes jeunes, vieilles, minces, rondes, blanches, noires dans un univers surréaliste ou onirique. C’est une artiste engagée grâce pour qui la photographie est un instrument de libération pour les femmes.

Charlotte est née en Belgique en 1993. Durant son enfance, elle s’amuse à prendre ses copines en photo, puis, petit à petit, arrive  sa passion pour l’image. L’idée d’en faire son métier devient une évidence. À 17 ans, en parallèle de ses études, elle réalise déjà différents travaux pour des magazines et des marques. C’est en 2015, qu’elle obtient son diplôme et expose on premier projet sur la diversité des seins. Son style est très personnel : la structure, l’esthétique, les décors aux couleurs pastel et les portraits permettent de reconnaître son travail. Elle accuse le duo Gims et Vianney de plagiat pour le clip La même, qui, selon son appréciation présente de nombreuses similarités avec ses clips.

À 24 ans, Charlotte a fait ses premiers pas en tant que réalisatrice avec deux clips pour la chanteuse Angèle Je veux tes yeux et La Loi de Murphy. Ceux-ci ont rencontré un énorme succès sur la toile, cumulant ensemble 46 millions de vues.

Elle poursuit en créant un clip dans le cadre de la Journée Internationale des femmes, utilisant la chanson Les passantes de Georges Brassens.

Ensuite, elle a travaillé sur un tout autre projet, un projet de livre autour de son père, Maurice, qui à survécu d’un cancer. Et pour finir, en 2019, elle réalisa un nouveau clip pour le titre Balance ton quoi de Angèle (63 millions de vues).

Avec ses multiples projets, la jeune photographe et réalisatrice nous a surpris, nous surprend et nous surprendra de nouveau. “Je voulais avoir une vision du corps plus autour de la curiosité, de la découverte, de la confiance. En fait le prisme du surréalisme et même de l’absurde et plus généralement de l’humour ou de l’onirisme permet un certain recul sur le rapport au corps ».

Maëlle Lesourd — Avril

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