« Je me repens, mais je n’ai pas peur de la mort » furent les derniers mots sanglants prononcés par Fritz Haarmann avant d’être guillotiné le 15 avril 1925.

ATTENTION : Cet article raconte l’histoire d’un tueur en série et on y trouve des propos liés au meurtre, au viol, au cannibalisme. Certains mots ou explication peuvent donc choquer la sensibilité de certains.

Ce Fritz Haarmann ou plus connu sous le nom « Boucher de Hanovre » est un escroc, voleur, pédophile et célèbre tueur en série allemand ayant été reconnu coupable pour le meurtre de 24 garçons âgé de 13 à 22 ans.

Tout commence en mai 1924 au moment où des enfants ayant pour habitude de se baigner dans la Leine, rivière qui traverse la ville, trouvent des ossements qui sont comptés au nombre de 500 environ après quelques jours de recherche. Des rumeurs commencent à grandir peu à peu. La plus répandu parle de l’œuvre d’un loup garou, mais la police, elle, a en tête le nom d’un homme ayant déjà été interpellé à 15 reprises pour agression sur mineurs : Fritz Haarmann.
Le fameux boucher d’Hanovre se mit réellement à l’œuvre de 1918 à 1924. C’est en mai 1924 que les policiers décident de placer F. Haarmann sous surveillance. La police n’aura pas à attendre longtemps avant de l’interpeller. Pendant l’été 1924, on observe une scène peu commune entre notre protagoniste et un jeune homme dans la gare ferroviaire. Le fugueur âgé de 15 ans raconte alors son récit : ayant aperçu le jeune homme, F. Haarmann lui avait proposé le couvert et le gîte… et en avait profité pour l’abuser et le menacer avec un couteau.
Les policiers n’attendent plus. Ils saisissent le domicile de l’intéressé et y découvrent une scène d’horreur. Malgré le sang séché recouvrant les murs et le sol, F. Haarmann prétend qu’il découpe de la viande et fait de la contrebande. De même pour des vêtements. Les policiers pensent à le croire car étant dans un contexte d’après-guerre, les temps étant durs, la contrebande est monnaie courante. Mais les doutes reviennent vite au galop avec le témoignage de voisin l’ayant aperçu jetant des sacs dans la Leine, ou encore les familles des victimes qui reconnaissent les objets saisis chez F. Haarmann. Cette fois s’en est trop. La police l’arrête.

Pendant ses aveux, le boucher d’Hanovre avoue avoir tué « quelque part entre cinquante et soixante-dix » personnes. Ces victimes étaient principalement des jeunes fugueurs et banlieusards. Il décrit aussi son mode opératoire. Selon ses dires, il voulait assouvir son anthropophagie (pratique qui consiste en la consommation de chair humaine). Arrivé à l’appartement, il violait les jeunes hommes et les tuait pendant l’acte sexuel en les mordant à la gorge. Pour se débarrasser des corps, une étape qu’il décrit comme désagréable, il cachait le visage de ses victimes avec une serviette puis commençait par les « vider » tel de vulgaire gibier. Il les démembrait en mettant la « viande » de côté et finissait par récupérer la cervelle. En rappelant que les temps sont difficiles, il devient charcutier et fait des saucisses, des steaks qu’il revend au marché noir, ce qui fonctionne à merveille grâce à ses bas prix.

Il finit le 6 août 1924 par être jugé par des psychiatres qui le jugent responsable de ces actes. Ce jugement amènera à son procès le 4 décembre 1924. L’opinion publique se fascine pour cette affaire avec un mélange de dégoût pour les meurtres et de mépris envers les policiers. En effet, F. Haarmann étant reconnu comme informateur de la police, il n’était pas vu comme un suspect d’où le fait que la police ait fait le strict minimum le concernant. Le boucher d’Hanovre est déclaré coupable le 19 décembre 1924 pour 24 meurtres et sera condamné à mort à l’âge de 45 ans.

Élise Rivière

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