Le nouvel album (et 11è disque) de Yannick Noah, 59 ans, est sorti à l’automne dernier. Cinq ans après « Combats ordinaires » le célèbre tennisman est revenu aux sources avec ce onzième album bien plus heureux, optimiste et réfléchi que pouvait l’être le précécdent aussi connu pour la polémique autour du titre « Ma colère » s’attaquant au Front National.

Cela fait maintenant deux ans et demi que Yannick Noah a pris le large : « Je vais avoir du mal à revenir (il rit), en tout cas à habiter dans une maison. » confie-t’il au Parisien le 1er septembre dernier. Bien qu’il aime sa vie en mer le célèbre chanteur n’est pas prêt à tout abandonner : ses enfants, ses associations (« Les enfants de la terre » et « Fête le mur » ), ainsi que son village. En effet, depuis la mort de son père en 2017, le célèbre chanteur a pris la tête d’Étoudi, petit village du Cameroun à la suite de son père et de son grand père ; village auprès duquel il est très investi.
Mais ce voyage en bateau est pour lui une grande expérience « J’aime explorer, aller dans un endroit où personne ne me connaît. Ça me stimule, me réveille.[…] on vit un truc unique, un luxe incroyable. Traverser l’Atlantique, passer un mois en Jamaïque avec mon fils sur les traces de Bob Marley, c’est fort ! » Ce voyage est pour lui l’occasion de se recentrer sur lui-même et sa famille, de se retrouver.
Lui qui avait quitté la France en 2008 pour les États Unis car il ne supportait plus sa popularité, cette attention trop abondante. Là-bas il retrouvait son anonymat et pouvait se concentrer sur sa femme et ses cinq enfants. Ce départ en bateau n’a été qu’une manière encore plus poussée de se recentrer sur l’essentiel. C’est de cette expérience au bord de son catamaran forte et riche qu’est née la chanson « Encore temps » (in Bonheur Indigo) sur l’environnement : « Quand je m’exprime, je pense beaucoup à mes gosses. Ça va être compliqué pour eux et mes petits enfants si on ne se bouge pas, mais ce n’est pas perdu. Il faut lutter, résister. »

Cette chanson, très liée à l’actualité à été appréciée contrairement à « Ma colère » (in Combats Ordinaires) trop engagée en politique pour un chanteur connu comme l’est Yannick Noah. Avant cela il chantait la joie, la danse « Avec « Ma Colère », tout d’un coup, j’étais un artiste engagé. J’ai exprimé ma colère doucement, mais cela a marqué. Il fallait que je la chante, car personne n’aurait eu le courage de la faire. […] Quand tu es artiste ou sportif tu n’es pas un citoyen et tu n’as pas le droit de dire ce que tu penses. . »
Ce voyage en bateau lui a aussi permis de s’évader, de se concentrer sur sa famille et sa musique. Il s’est senti apaisé et a eu envie de partager cette sérénité.  « Bonheur Indigo » se présente donc comme une sorte de carnet de voyage où il veut faire passer des messages en douceur, toujours positif, qu’il résume ainsi « Il faut se donner la peine d’aller chercher cette petite lueur que nous avons tous en nous ».
Malgré ses bientôt 60 ans Yannick Noah célèbre chanteur, grand tennisman français, engagé dans de nombreuses associations et chef de village ne cesse de nous étonner et de marquer les générations les unes après les autres. De transmettre des messages pour faire réagir, danser, chanter, pleurer ou encore réfléchir.

Alexandra Puillandre

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