#Retour #maison #SOCIETE Alison Skinner, expatriée Britannique en Vendée : « Le Brexit, ce fut un choc »

Alison Skinner, expatriée Britannique en Vendée : « Le Brexit, ce fut un choc »

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Alison Skinner a quitté la Grande Bretagne pour s’installer en Vendée avec son mari Brian et leurs deux enfants : Charly 24 ans et David 21 ans. Cela fait maintenant 15 ans que le couple s’est installé en France. Ils accueillent des touristes dans des chambres d’hôtes, à la campagne. Pour eux, le Brexit a été un choc…

Je suis allée à la rencontre d’Alison pour lui poser quelques questions sur le Brexit et pour connaître son ressenti. Tout d’abord, cette dernière m’a confié que seul Charly, le fils aîné avait la double nationalité. Ce qui signifie que si la Grande Bretagne quitte l’Union européenne, le reste de la famille se verra dans l’obligation de quitter la France. Ce sujet est sensible car aucun d’eux ne veut rentrer en Angleterre. Leur vie est à présent en France même s’ils se rendent souvent de l’autre côté de la Manche pour retrouver famille et amis.
En juin 2016, les Skinner n’ont pas voté lors du référendum pour décider de la sortie ou non de l’Union, cela est « trop compliqué » et nécessite de nombreuses démarches administratives. Cependant, lors du résultat, personne n’y croyait. Alison a d’abord cru à
« une blague », « ce fut un choc » pour tout le monde.
Par la suite je lui ai demandé si elle suivait l’actualité britannique de près, Alison m’a confié qu’ils regardaient le journal télévisé le soir mais elle m’a aussitôt renseigné sur le fait que « le Brexit est très mal expliqué ». Personne ne connaît l’avenir du pays, les citoyens britanniques sont perdus et sont dans l’obligation d’attendre, chaque fois un peu plus car les accords peinent à se fixer. Selon Mme Skinner, le Royaume-Uni pense pour son peuple et ne pense pas « collectif ».
Le Brexit est donc mal perçu dans cette famille qui ne souhaite pas la sortie de leur pays d’origine de l’Union européenne. Toutefois, nombreux de leurs amis ont voté pour cette sortie. Alison m’a alors confié qu’ils ne se rendaient pas compte de tout ce que cela impliquait.
Cette famille doit faire une demande de carte de visite tous les deux ans pour pouvoir rester en France. Cependant, ils espèrent avoir la double nationalité dans peu de temps mais leur demande peine à aboutir.
En attendant, ils patientent et se projettent à un retour possible. Le verdict tombera peut-être en octobre 2019.

> Cet article est lié à la conférence de l’Université permanente du 16 mai 2019.

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